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Traitement de l'eau : sel, chlore ou UV — quelle solution pour une piscine en béton saine et facile à entretenir dans le Var ?

  • 17 févr.
  • 5 min de lecture
Traitement de l'eau : sel, chlore ou UV — quelle solution pour une piscine en béton saine et facile à entretenir dans le Var ?


L'eau d'une piscine en béton, c'est en moyenne 50 000 à 80 000 litres qu'il faut maintenir en parfait équilibre — limpide, désinfectée, agréable à l'œil et sans agression pour la peau et les yeux. Dans le Var, où les températures estivales poussent la prolifération des algues et des bactéries, où les piscines sont utilisées intensivement plusieurs mois par an et où les résidences secondaires sont parfois laissées sans surveillance prolongée, le choix du système de traitement est une décision structurante. Sel, chlore traditionnel ou UV : voici un comparatif honnête et concret pour choisir en connaissance de cause.


Comprendre le traitement de l'eau : le principe de base

Quel que soit le système choisi, l'objectif est toujours le même : maintenir un niveau de désinfection suffisant pour éliminer bactéries, algues et micro-organismes, tout en préservant l'équilibre chimique de l'eau — pH, TAC (titre alcalimétrique complet) et dureté.


Un traitement efficace ne se résume pas à un seul produit ou une seule technologie : il repose sur la combinaison d'une filtration performante, d'un désinfectant adapté et d'une régulation régulière.


La filtration — à sable, à diatomées ou à cartouche — est le premier pilier de la qualité de l'eau. Elle élimine les particules en suspension et doit fonctionner suffisamment longtemps chaque jour pour traiter l'intégralité du volume du bassin. Dans le Var, où les pollens, les poussières et les feuilles d'oliviers ou de pins s'invitent régulièrement dans les bassins, une filtration efficace et un nettoyage régulier du filtre sont indispensables. La désinfection vient en complément, pour neutraliser ce que la filtration ne peut pas éliminer.


Le chlore traditionnel : la référence éprouvée

Le chlore reste, de loin, le système de traitement le plus répandu dans les piscines privées françaises. Disponible en galets, granulés ou liquide, il présente l'avantage d'être efficace à spectre large — il détruit bactéries, algues et virus — et d'être disponible partout, à un coût accessible.


Son principal inconvénient est bien connu : mal dosé ou combiné à l'urée et aux matières organiques apportées par les baigneurs, le chlore produit des chloramines — ces composés responsables de l'odeur caractéristique de certaines piscines, de l'irritation des yeux et de l'assèchement de la peau. Dans le Var, où la chaleur accélère la dégradation du chlore et où les baignades sont fréquentes et prolongées, maintenir un dosage précis demande une vigilance quotidienne, surtout en plein été.


Les régulateurs automatiques de chlore — pompes doseuses couplées à des sondes de mesure du pH et du taux de chlore — permettent aujourd'hui d'automatiser complètement cette gestion et de maintenir des niveaux stables sans intervention quotidienne. Pour les résidences secondaires du Var occupées de manière intermittente, cette automatisation est particulièrement précieuse.


L'électrolyse au sel : le confort avant tout

L'électrolyse au sel est aujourd'hui le système le plus plébiscité dans les nouvelles piscines en béton du Var. Son principe est simple : du sel ordinaire (chlorure de sodium) est dissous dans l'eau du bassin à une concentration très faible — environ 4 à 5 grammes par litre, soit dix fois moins salée que l'eau de mer — et un électrolyseur transforme ce sel en chlore actif par électrolyse. Ce chlore désinfecte l'eau puis se recombine en sel, créant un cycle vertueux en circuit fermé.


Les avantages sont nombreux et concrets. L'eau salée est douce pour la peau et les yeux, proche de la composition des larmes humaines — les baigneurs réguliers la trouvent nettement plus agréable que l'eau chlorée traditionnelle. La production de chlore est continue et automatique, ce qui élimine les à-coups de dosage. Les achats de produits chimiques sont réduits à la quasi-suppression, le sel ne se consommant que très peu d'une saison sur l'autre.


Les points de vigilance sont également réels. L'eau salée est légèrement corrosive pour certains matériaux — équipements en acier inoxydable de mauvaise qualité, margelles en pierre calcaire poreuse, systèmes de chauffage non adaptés. Dans le Var, où les piscines en béton sont souvent équipées d'escaliers carrelés, de margelles en pierre naturelle et d'équipements haut de gamme, il est essentiel de vérifier la compatibilité de chaque élément avant d'opter pour l'électrolyse. L'électrolyseur lui-même a une durée de vie de 5 à 8 ans et représente un coût de remplacement à anticiper.


Le traitement UV et l'oxydation : la voie du sans-chlore

Pour les propriétaires qui souhaitent réduire au maximum — voire supprimer — l'usage du chlore, les lampes UV et les systèmes d'oxydation (ozone ou peroxyde d'hydrogène) offrent des alternatives séduisantes. Ces technologies agissent en détruisant les micro-organismes par rayonnement ou oxydation, sans laisser de résidus chimiques dans l'eau.


Les lampes UV sont particulièrement efficaces contre les bactéries et les algues résistantes au chlore, et permettent de réduire les doses de désinfectant jusqu'à 80 %. Elles sont installées directement sur le circuit de filtration et traitent l'eau en continu au passage. Leur limite principale : elles n'ont aucun effet rémanent — c'est-à-dire qu'elles désinfectent l'eau qui circule dans le filtre, mais ne maintiennent aucun niveau de désinfection dans le bassin lui-même. Un appoint de chlore ou de brome reste donc nécessaire, même à doses réduites.


Les systèmes à l'ozone vont plus loin : l'ozone est un oxydant puissant qui détruit une très large gamme de contaminants et dégrade les chloramines existantes, améliorant notablement la qualité de l'eau. Couplé à une faible dose de chlore de maintien, un système ozone peut réduire de 70 à 90 % la consommation de produits chimiques. C'est une solution haut de gamme, plus coûteuse à l'installation, mais particulièrement adaptée aux grandes piscines en béton des propriétés varoises de standing.


Quel système choisir pour votre piscine en béton dans le Var ?

Il n'existe pas de solution universelle : le meilleur système est celui qui correspond à votre usage, votre budget et votre mode de vie.


Pour une utilisation familiale intensive en résidence principale, l'électrolyse au sel est généralement le choix le plus judicieux : confort de l'eau, automatisation, faible coût d'entretien courant et popularité croissante dans les nouvelles constructions.


Pour une résidence secondaire à surveillance limitée, un système chlore avec régulateur automatique et pompe doseuse offre la sécurité d'un traitement continu même en votre absence, avec un coût d'équipement maîtrisé.


Pour une piscine haut de gamme avec exigence maximale de qualité d'eau, la combinaison électrolyse au sel + UV ou ozone représente le summum du confort et de la sécurité sanitaire, avec une consommation de produits chimiques réduite au strict minimum.


Une eau parfaite commence par un équipement bien choisi

Le traitement de l'eau est souvent le parent pauvre de la réflexion lors de la construction d'une piscine — on pense à la forme, aux finitions, aux margelles, et on choisit le système de traitement presque en dernier. C'est une erreur : un mauvais choix de traitement peut gâcher le plaisir de baignade, générer des surcoûts d'entretien importants et abîmer prématurément les équipements et les revêtements.


Dans le Var, où le soleil, la chaleur et l'usage intensif sollicitent l'eau bien davantage qu'en d'autres régions, ce choix mérite une réflexion sérieuse, idéalement accompagnée par un professionnel qui connaît les spécificités du climat local et des eaux calcaires de la région.


Chez Prestige Piscine à Hyères, nous conseillons et installons les systèmes de traitement les mieux adaptés à chaque projet. Parce qu'une piscine en béton réussie, c'est aussi — et surtout — une eau que l'on a envie de rejoindre chaque jour.

 
 
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